Forêt de Peyrat-de-Bellac

Quand Start People part en forêt : la visite de Peyrat-de-Bellac

6 ans de partenariat, 34 000 arbres plantés, cinq forêts visitées à travers la France : le partenariat entre Start People et EcoTree se vit, les bottes dans la terre, au milieu d’une jeune forêt limousine.

Peyrat-de-Bellac : une forêt pas comme les autres

À moins d’une heure au nord de Limoges, dans la Haute-Vienne, le territoire de Peyrat-de-Bellac n’est pas fait pour impressionner au premier regard. Pas de futaie centenaire, pas de cathédrale de hêtres. Ce que l’on trouve ici, c’est une jeune forêt en train de naître, avec tout ce que cela implique : de la fragilité, de la promesse, et une quantité remarquable de vie déjà à l’œuvre.

La propriété a été acquise par EcoTree en mai 2023. Elle se distingue d’emblée par la richesse de ses milieux : des prairies humides préservées, des haies anciennes qui structurent le paysage, une mosaïque d’habitats qui accueille une faune et une flore particulièrement diversifiées. Ces prairies ne sont pas laissées à l’abandon. Elles font l’objet d’une gestion active, par fauche tardive ou pâturage extensif, pour maintenir leur flore spécifique et éviter l’embroussaillement qui appauvrît les milieux ouverts.

L’objectif n’est pas de tout boiser. C’est précisément l’une des leçons de la sylviculture moderne : une forêt productive et résiliente, c’est aussi un écosystème qui sait ménager ses espaces ouverts, ses lisières, ses zones de transition. À Peyrat-de-Bellac, ce principe est appliqué depuis le départ.

Ce qui rend ce site encore plus singulier, c’est la présence du Galium debile, une espèce végétale en voie de disparition dans le Limousin. Sa présence sur la propriété n’est pas anecdotique : elle témoigne de la qualité des milieux humides et engage EcoTree à en assurer la préservation sur le long terme.

Quant aux arbres plantés, ils ont été choisis avec soin pour leur complémentarité écologique et leur capacité à s’adapter aux conditions locales. Les essences présentes ou prévues sur la parcelle comprennent le chêne sessile comme essence dominante, accompagné du merisier, du charme, de l’alisier torminal, de l’érable sycomore, du poirier sauvage, du pin laricio, du chêne pubescent et du cormier. Cette diversité n’est pas un choix esthétique. Elle est une stratégie : multiplier les essences, c’est répartir les risques face aux aléas climatiques, multiplier les niches écologiques, et produire à terme un bois de qualité variable et complémentaire.

C’est dans ce cadre, riche et encore fragile, qu’une douzaine de salariés de Start People ont posé le pied un matin de mai.

Décompte des arbres à regarnir

Une douzaine de salariés, un gestionnaire, et une forêt à apprendre à lire

Adrian Valette, gestionnaire forestier travaillant pour EcoTree, avait prévu la visite dans les détails. Pour autant, il n’avait pas prévu de la transformer en conférence. Ce qui s’est passé à Peyrat-de-Bellac ressemble davantage à une leçon de choses : une forêt qu’on traverse, qu’on observe, et dont on commence à comprendre la logique interne.

L’enjeu pédagogique central de la journée portait sur une notion peu connue du grand public : le regarni. Dans une plantation récente, il arrive que certains arbres ne prennent pas. Les causes sont multiples et souvent conjuguées : les épisodes de sécheresse qui stressent les jeunes plants avant que leur système racinaire ne soit suffisamment développé, la pression du gibier, chevreuils et cerfs en tête, qui abroutissent les pousses tendres au ras du sol, et les aléas climatiques de plus en plus marqués qui peuvent compromettre une reprise pourtant bien engagée.

Les salariés présents ont été invités à évaluer eux-mêmes le pourcentage de regarni à prévoir pour l’année suivante. Cet exercice, en apparence technique, est en réalité une invitation à changer de regard. Il ne s’agit plus d’observer la forêt comme un décor, mais de la lire comme un terrain vivant, soumis à des pressions, géré par des hommes et des femmes dont le métier est d’en assurer la continuité sur plusieurs décennies.

Pour des collaborateurs habitués aux environnements urbains et aux cycles courts de l’activité économique, ce changement d’échelle produit souvent un effet durable. On ne ressort pas d’une telle visite avec la même perception du temps, ni du travail.

La visite de Peyrat-de-Bellac s’inscrit dans un mouvement plus large. Depuis le début du partenariat entre Start People et EcoTree, chacun des cinq sites forestiers soutenus par l’entreprise a fait l’objet d’une visite organisée. Ce n’est pas un détail de communication : c’est un choix structurel, qui dit quelque chose de précis sur la manière dont Start People entend incarner ses engagements.

Salariés de Start people avec le gestionnaire forestier

6 ans de partenariat : ce que les arbres racontent de Start People

Le partenariat entre Start People et EcoTree a démarré il y a six ans. En six ans, beaucoup de choses peuvent changer dans une relation entre une entreprise de travail temporaire et un opérateur forestier. Ce qui frappe ici, c’est la continuité.

Les cinq forêts soutenues par Start People sont réparties à travers l’hexagone, dans des contextes géographiques et écologiques variés. La forêt de Berné, dans le Morbihan. Celle de Montplonne, dans la Meuse. Peyrat-de-Bellac, en Haute-Vienne. Luthenay, dans la Nièvre. Et La Chapelle-Saint-Remy, dans la Sarthe. Cinq territoires, cinq équipes locales, cinq histoires forestières distinctes.

Au total, ce sont plus de 34 000 arbres plantés et gérés durablement dans le cadre de ce partenariat. Start People a notamment contribué à la plantation de 6 667 arbres à Peyrat-de-Bellac seul : chênes sessiles, érables sycomores, merisiers, bouleaux, parmi d’autres essences. Des arbres qui, dans cinquante ans, constitueront une forêt adulte, productive, et capable de séquestrer des quantités significatives de carbone tout en abritant des écosystèmes complets.

Mais le partenariat ne se résume pas à des chiffres de plantation. Il a aussi pris des formes moins attendues, notamment à travers des engagements locaux pour l’emploi de personnes en insertion. Dans les forêts de La Salle, dans les Vosges, et de Cudot, dans l’Yonne, des partenariats ponctuels ont permis d’associer gestion forestière et insertion professionnelle. Pour Start People, dont le coeur de métier est précisément la mise en relation entre des personnes et des opportunités d’emploi, ce type d’initiative a une cohérence évidente. La forêt devient alors un terrain d’insertion autant qu’un terrain de sylviculture.

C’est ce double ancrage, environnemental et social, qui donne au partenariat sa profondeur. Il ne s’agit pas de compenser des émissions par des arbres lointains et abstraits. Il s’agit de construire, forêt après forêt, une présence concrète dans des territoires ruraux, avec des effets mesurables sur les milieux naturels et sur les communautés locales.

Mare forestière à Peyrat-de-Bellac

Pourquoi emmener ses équipes en forêt ?

La question peut sembler surprenante dans un agenda d’entreprise habitué aux réunions de bilan et aux séminaires de cohésion en salle de conférence. Pourtant, les expériences de terrain comme celle de Peyrat-de-Bellac répondent à des besoins réels, documentés et croissants au sein des organisations.

Le premier est celui du sens. Les enquêtes successives sur l’engagement des collaborateurs montrent que la capacité d’une entreprise à articuler ses activités avec des valeurs tangibles est devenue un critère déterminant, notamment pour les nouvelles générations de salariés. Planter des arbres, c’est bien. Aller les voir pousser, comprendre comment ils sont gérés, mesurer les enjeux concrets auxquels ils font face : c’est mieux.

Le deuxième besoin est celui de la pédagogie. Les engagements RSE des grandes entreprises sont souvent perçus, y compris en interne, comme des discours déconnectés de la réalité opérationnelle. Une visite terrain change radicalement cette perception. Elle donne à voir, à toucher, à mesurer. Elle transforme un engagement abstrait en expérience partagée.

Le troisième est celui de la cohésion. Une journée en forêt, hors des codes habituels de l’entreprise, crée des conditions relationnelles différentes. Le cadre naturel, la marche, l’observation commune d’un même espace : autant de leviers qui favorisent l’échange et renforcent les liens entre collègues.

Pour Start People, dont les équipes sont nombreuses et dispersées sur l’ensemble du territoire, ces moments de rassemblement autour d’un projet commun ont une valeur supplémentaire. Ils rappellent, concrètement, que l’entreprise est plus grande que chaque agence prise isolément, et que ses engagements dépassent le périmètre de chaque contrat signé.

La forêt de Peyrat-de-Bellac ne sera pas grande ni spectaculaire dans les années qui viennent. Mais elle sera là dans un siècle, à condition que les générations successives continuent d’en prendre soin. C’est peut-être la leçon la plus précieuse qu’une équipe puisse rapporter d’une telle journée : certaines choses méritent qu’on s’en occupe sur le long terme, même si on n’en verra jamais le résultat final.

Start people sur le terrain
Qu’est-ce que la forêt de Peyrat-de-Bellac ?

La forêt de Peyrat-de-Bellac est une propriété forestière située en Haute-Vienne, acquise par EcoTree en mai 2023. Elle se distingue par une biodiversité particulièrement riche, avec des prairies humides préservées, des haies anciennes et la présence du Galium debile, une espèce végétale protégée dans le Limousin. Start People y a contribué à la plantation de 6 667 arbres dans le cadre de son partenariat avec EcoTree.

En quoi consiste le partenariat entre Start People et EcoTree ?

Ce partenariat, engagé depuis six ans, associe Start People à la plantation et à la gestion durable de cinq forêts réparties en France : Berné (Morbihan), Montplonne (Meuse), Peyrat-de-Bellac (Haute-Vienne), Luthenay (Nièvre) et La Chapelle-Saint-Remy (Sarthe). Il représente plus de 34 000 arbres plantés et gérés, ainsi que des initiatives locales pour l’emploi de personnes en insertion.

Qu’est-ce qu’un regarni en sylviculture ?

Le regarni désigne le remplacement des arbres qui n’ont pas survécu après une plantation initiale. Les causes sont variées : sécheresse, pression du gibier, conditions climatiques défavorables. L’évaluation du taux de regarni est une étape clé de la gestion forestière, qui permet d’ajuster les interventions pour garantir la réussite de la plantation sur le long terme.

Pourquoi organiser des visites terrain dans le cadre d’un partenariat forestier ?

Les visites terrain permettent de donner une réalité concrète aux engagements RSE d’une entreprise. Elles transforment un chiffre de plantation en expérience vécue, renforcent la compréhension des enjeux environnementaux et créent des moments de cohésion entre collaborateurs. Pour Start People, chacun des cinq sites forestiers soutenus a fait l’objet d’une visite organisée.

Comment une entreprise peut-elle s’engager dans un partenariat forestier avec EcoTree ?

EcoTree propose aux entreprises des solutions d’investissement dans la forêt française, combinant séquestration carbone, préservation de la biodiversité et gestion sylvicole durable. Les entreprises peuvent acquérir des arbres, financer des projets de reboisement ou s’inscrire dans des démarches de compensation certifiées. Plus d’informations sur ecotree.green.

Publications similaires